Bande-annonce du prochain film programmé au ciné-club : 19 octobre 2011...
Crash (bande-annonce) posté le dimanche 25 septembre 2011 15:10
Crash posté le dimanche 25 septembre 2011 14:58


Grand Prix Spécial du Festival de Deauville 2005
Satellite 2005
3 Oscars 2006 (montage, film & scénario)
2 BAFTA 2006 (scénario & Thandie Newton)
David di Donatello 2006 (meilleur film étranger)

Technique

réalisation : Paul Haggis
scénario : Paul Haggis & Robert Moresco
production : Paul Haggis, Don Cheadle, Betsy Danbury, Sarah Finn, Mark Harris, Randi Hiller, Dana Maksimovich, Robert Moresco, Cathy Schulman & Bob Yari (Lions Gate Films, Bob Yari Productions, DEJ Productions, Blackfriars Bridge Films, Harris Company, ApolloProScreen Filmproduktion & Bull's Eye Entertainment)
assistant-réalisateur : Scott Cameron
direction artistique : Brandee Dell'Aringa
casting : Sarah Finn & Randi Hiller
décors : Laurence Bennett
costumes : Linda Bass
maquillages : Ben Nye Jr.
coiffures : Ramona Fleetwood
effets spéciaux : Bryan Wholers
cascades : Gary Wayton
photographie : Michael Muro
format image : 35 mm (2.35 :1 formaté au 1.85:1)
caméras & objectifs : Panavision
pellicule : Kodak Vision2 Expression 500T 5229 & Fuji Eterna-CP 3513DI
opérateur : Dana gonzales
éclairages : Dayton Nietert
son : Richard Van Dyke
format son : stéréophonique (Dolby Digital 5.1 DTS)
effets visuels : Payam Shohadai
montage : Hughes Winborn
musique : Mark Isham
distribution : Metropolitan Film Export

Casting
Sandra Bullock .......... Jean Cabot
Don Cheadle .......... Graham Waters
Matt Dillon .......... John Ryan
Jennifer Esposito .......... Ria
William Fichtner .......... Flanagan
Brendan Fraser .......... Rick Cabot
Terrence Howard .......... Cameron
Chris Ludacris Bridges .......... Anthony
Thandie Newton .......... Christine Thyer
Ryan Philippe .......... Tom Hansen
Laren Tate .......... Peter Waters
Michael Peña .......... Daniel
Tony Danza .......... Fred
Keith David .......... Dixon
Loretta Devine .......... Shaniqua Johnson
Eddie Fernandez .......... Gomez

Tournage
Paul Haggis est à la fois scénariste et réalisateur.
En tant que scénariste, il a écrit "Million Dollar Baby" (pour Clint Eastwood, en 2004), "Flags Of Our Fathers" ("Mémoires de nos Pères", pour Clint Eastwood, en 2006), "Iojima kara no tegami" ("Lettres d'Iwo-Jima", pour Clint Eastwood, en 2006), "Casino Royale" (pour Martin Campbell, en 2006) et "Quantum Of Solace" (pour Norman Foster, en 2008).
En tant que réalisateur, il a tourné "In The Valley Of Ellah" ("Dans la Vallée d'Ellah", en 2006) et "Three Next Days" ("Les trois prochains Jours", en 2010).
Paul Haggis a écrit le scénario à partir de son expérience personnelle. En sortant d'un magasin de Los Angeles, il s'est fait voler sa voiture sous la menace d'une arme à feu. Rentré chez lui, il a fait changer toutes les serrures et s'est interrogé sur ses agresseurs... « Collision » parle de l'intolérance et de la compassion dans la société multiculturelle américaine, mettant en scène des personnages qui jugent les autres tout en refusant d'être eux-mêmes jugés : contradiction de la condition humaine !
C'est en janvier 2003 que le scénario a commencé à faire parler de lui. Don Cheadle, que Paul Haggis voulait absolument, se montre tellement intéressé qu'il décide de co-produire le film... Bobby Moresco, le co-scénariste, racontera que « grâce à l'implication de Don Cheadle, le scénario aura été lu, sans aucune autre offre que savoir s'ils étaient éventuellement intéressés, par des acteurs et actrices de tous niveaux ».
Heath Ledger, initialement pressenti pour incarner l'officier de police Hansen, sera finalement remplacé par Ryan Phillippe.
Quelques contre-emplois
Paul Haggis était prêt à prendre des risques avec le casting, persuadé que faire jouer des contre-emplois à ses acteurs - Sandra Bullock en épouse solitaire, Brendan Fraser en ambitieux district attorney ou encore Ryan Phillippe en policier sur la mauvaise pente - renforcerait l'impact émotionnel de leurs paroles.
Interprète de Rick, le district attorney, Brendan Fraser a passé beaucoup de temps avec Steve Cooley, le district attorney de Los Angeles, pour préparer son rôle de Rick. « J'ai énormément appris à ses côtés. Mon personnage se trouve placé face à un dilemme moral. Rick est pour l'essentiel quelqu'un de bien, mais c'est un être humain... Il a des faiblesses, il n'est pas à l'abri des erreurs, comme nous tous, et cela en fait un personnage intéressant à interpréter. »
Paul Haggis savait ce qu'il voulait des acteurs : aussi le film aura-t-il été tourné en seulement 35 jours !
Bonnes raisons
Sans jamais sombrer dans la facilité ou la mièvrerie, le film rappelle combien il est difficile de dépasser les différences raciales ou culturelles.
"Collision", à l'instar de films comme "Le Cuirassé Potemkine" ou "Voyage au Bout de l'Enfer", comporte à lui tout seul quelques scènes d'anthologie comme celles de l'accident de la route, de l'agression du serrurier ou de l'interception du réalisateur TV qui a grillé tous ses fusibles... C'est assez rare pour que cela soit signalé.
Un film qui ne laisse pas son spectateur indifférent !
Killer's kiss (bande-annonce) posté le vendredi 16 septembre 2011 06:56
Bande-annonce de votre prochain film...
Killer's Kiss (Le Baiser du Tueur) posté le vendredi 16 septembre 2011 06:35
Le second long-métrage de Stanley Kubrick, « Le Baiser du Tueur », a reçu, en 1959, le Prix du meilleur Réalisateur (attribué à Stanley Kubrick), décerné au Festival du Film de Locarno.


Technique
titre original : « Killer's Kiss »
titre français : « Le Baiser du Tueur »
réalisation : Stanley Kubrick
scénario : Stanley Kubrick & Howard Sackler
production : Stanley Kubrick & Morris Bousel (Minotaur Productions)
supervision de la production : Ira Marvin
assistant-réalisateur : Ernest Nukanen
chorégraphie des ballets : David Vaughn
photographie : Stanley Kubrick
caméras : Bell & Howell Eyemo - Arriflex 35 IIA
format image : 35 mm - 1.37:1 - noir & blanc
opérateurs : Max Glenn & Jesse Paley
chef électricien : Dave Golden
montage : Stanley Kubrick (assisté par Anthony Bezich & Pat Jaffe)
son : Walter Ruckersberg & Clifford Van Praag
format sonore : monophonique
musique : Gerald Fried
lieux de tournage : Dumbo, Brooklyn
Pennsylvania Station
7th Avenue & 32nd Street, Manhattan
Times Square, Manhattan
distribution : United Artists
pays de production : USA
durée : 64'
genre : film noir
première mondiale : 21 septembre 1955 (New York City)
première belge : 23 mars 1956
première française : 13 juin 1962

Casting
Frank Silvera .......... Vincent Rapallo
Jamie Smith ..........Davey Gordon
Irene Kane .......... Gloria Price
Jerry Jarrett .......... Albert
Shaun O'Brien .......... Landlord
Mike Dana .......... un gangster
Felice Orlandi .......... un gangster

Tournage
Le budget alloué au tournage de « Killer's Kiss » est dérisoire, même pour l'époque : 40 000 dollars... Mais le film terminé sera revendu pour 75 000 dollars à United Artists.
À l'époque, Kubrick est ce qu'on appelle un cinéaste « indépendant ». Son précédent et premier film - « Fear And Desire », qu'il a lui-même qualifié d'exercice cafouilleux d'amateur alors que certains critiques y ont vu des scènes qu'ils jugeront dignes de figurer dans les annales du cinéma parce qu'elles n'avaient encore jamais été montrées sur grand écran - a été tourné avec une dizaine de personnes ; acteurs compris.
Sans pour autant verser dans le blog « people », il faut parler de la vie amoureuse de Stanley Kubrick, au milieu des années cinquante, pour comprendre la genèse de « Killer's Kiss ». Certes, il est marié à Toba Metz ; celle-là même qui a fait office de secrétaire et comptable sur le tournage de « Fear And Desire ». Mais cela ne l'empêche pas d'entretenir une liaison avec une ballerine du New York City Ballet ; Ruth Sobotka. Et à force de fréquenter ce milieu de répétitions, de représentations et de fêtes d'après spectacle, Kubrick finit par s'installer avec elle. De plus, les critiques du New York Times, notamment, sont élogieuses pour « Fear And Desire ». C'est dans ces circonstances particulières qu'il réfléchit au sujet de son prochain film ; un boxeur délaissé.
Stanley Kubrick s'inspire de son court-métrage « Day Of The Fight » (qui raconte la vie de boxeur de Walter Cartier), tourné en 1950. Il s'associe avec Howard Sackler pour écrire « Kiss Me, Kill Me » ; l'histoire de deux perdants (un boxeur et une taxi-girl), tous deux payés pour danser (lui avec ses adversaires, elle avec ses clients), et qui tentent de fuir ensemble leur univers glauque. Le titre évoluera en « The Nymph And The Maniac » pour devenir enfin « Killer's Kiss »...
Comment trouver des fonds ? Problème récurrent du cinéma, encore aujourd'hui ! Maurice Bousel - un pharmacien du Bronx - lui avance 40 000 dollars. Le manque de moyens financiers explique pourquoi Kubrick apparaît autant de fois au générique et pourquoi les conditions de tournage auront été aussi difficiles.
New York est une métropole débordant d'activité, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et la tâche est ardue quand il faut dégager un bout de ruelle ou bloquer la circulation sur la 42ème Rue ; surtout sans que les autorités le sachent puisque Stanley Kubrick ne dispose d'aucune autorisation de tourner, ni en rue ni dans les lieux publics. D'ailleurs, pour ne pas se faire repérer par la police, il se voit souvent contraint de filmer en caméra cachée. Mais, travailler comme photographe pour Look, vers la fin des années quarante, lui en a donné l'habitude. Et malgré des conditions de lumière difficiles, il a toujours tiré de superbes clichés !
Est-ce à cause de cela que le caractère particulier du cinéaste commence à se révéler ? En tout cas, toute l'équipe va s'en ressentir.
Pour éviter les énormes frais de post-production engendrés sur le tournade de « Fear And Desire », Kubrick engage l'ingénieur du son Nat Boxer, qui enregistrera plus tard la bande-son de films aussi prestigieux que « The Conversation », « The Godfather 2 » ou « Interiors », et sera même oscarisé pour « Apocalypse Now ». La prise de son directe coûte en effet moins cher qu'une post-synchronisation. Mais elles entraîne des contraintes que Kubrick, encore essentiellement photographe à l'époque, ne supportera pas. Les deux hommes s'accrocheront régulièrement parce que les micros font de l'ombre dans l'image. L'ingénieur du son sera finalement renvoyé et Kubrick post-synchronisera tous les dialogues ; ce qui rend le film assez artificiel à certains moments !
L'ambiance sur le tournage est d'autant plus lourde que l'équipe engagée n'est pas syndiquée. Alors, auprès de qui se plaindre des mauvaises habitudes de Stanley Kubrick ? Le réalisateur fait patienter l'équipe plusieurs heures dans le froid pendant qu'il met son éclairage en place. Faute de budget suffisant, tous les salaires sont réduits de manière drastique. Frank Silvera ratera un rôle important au théâtre parce qu'il ne pourra pas se présenter à l'audition. Mais, de tout cela, le réalisateur n'a cure !

Au final, le film montrera toute l'ingéniosité de Stanley Kubrick. En effet, malgré un budget serré et des décors pour le moins minimalistes, le réalisateur a livré un classique du film noir qui pêche certes par ses défauts (la bande-son artificielle et une histoire fragile par moments) mais qui se révèle surtout être un chef-d'oeuvre tant par la qualité de sa lumière que par les prises de vues originales (le combat de boxe) ou les mouvements de caméra (le duel final entre les protagonistes).

Il est intéressant de signaler que la scène des mannequins sera reprise par Henri Verneuil dans "Peur sur la Ville", lors de la poursuite entre le commissaire Letellier (Jean-Paul Belmondo) et Minos (Adalberto Maria Merli) dans la réserve de La Samaritaine.

Impressionné par les angles audacieux de prise de vues du combat de boxe imaginés par Kubrick dans "Killer's Kiss", Martin Scorcese s'en inspirera pour tourner son fabuleux "Raging Bull" avec Robert de Niro, en 1980.

Cinéaste révolutionnaire, capable de profiter du peu de moyens dont il dispose, Kubrick transpose à l'écran le cauchemar du boxer en projetant le négatif de la pellicule. Effet surprenant pour l'époque (surtout en noir et blanc).

Avantage des conditions de tournage particulièrement scabreuse : un cachet d'authenticité que peu de films ont atteint à l'époque. New York comme si on y était.

Enfin, je terminerai par l'essentiel : le secret de fabrication de Stanley Kubrick. C'est l'oeil du photographe...
La Rose pourpre du Caire posté le dimanche 27 mars 2011 21:24

1. Synopsys.
Aux États-Unis, pendant la Grande Dépression des années trente, Cécilia - une jeune serveuse - essaye d'oublier sa misère et l'inconstance de son chômeur de mari en passant ses soirées au cinéma. Mais un soir, alors qu'elle vient revoir « La Rose Pourpre du Caire » pour la cinquième fois, Tom Baxter - l'un des personnages du film - sort de l'écran et entraîne Cécilia dans une surprenante aventure.
2. Fiche technique.
Réalisation : Woody Allen (assisté par Thomas Reilly).
Scénario : Woody Allen.
Production : Robert Greenhunt (Orion Pictures Corporation).
Casting : Juliet Taylor.
Direction artistique : Edward Pisoni.
Décors : Carol Joffe.
Costumes : Jeffrey Kurland.
Maquillages : Fern Buchner.
Coiffures : Romaine Greene.
Photographie : Gordon Willis (1.85:1 - Panavision 35 mm - couleurs/noir et blanc).
Son : Frank Graziadei (monophonique).
Effets spéciaux : Don Hansard.
Montage : Susan Morse (durée : 82 minutes).
Musique : Dick Hymans.
Distribution : Twentieth-century-Fox (sortie : 1985).
3. Personnages.
Mia Farrow (Cécilia) / Jeff Daniels (Tom Baxter & Gil Shepherd) / Danny Aiello (Monk) / Dianne Wiest (Emma) / Van Johnson (Larry) / Zoe Caldwell (la comtesse) / John Wood (Jason) / Deborah Rush (Rita) / Edward Herrmann (Henry) / Milo O'Shea (le père Donelly)...
4. Anecdotes de tournage.
Woody Allen était très satisfait du film, au point d'avoir souvent répété qu'il était son favori.
Michael Keaton - « Batman » dans les films de Tim Burton - avait été choisi pour interpréter le rôle de Tom Baxter mais c'est finalement à Jeff Daniels qu'il échéra. Ce dernier ouvrira par la suite une salle de théâtre qu'il appellera « The Purple Rose »...
Viggo Mortensen - le roi Aragorn dans « Le Seigneur des Anneaux » - a participé au tournage mais son rôle a été coupé au montage.
5. Récompenses.
2 BAFTA (meilleurs film et scénario) / Golden Globe du meilleur scénario / César du meilleur film étranger / Prix de la Presse au Festival de Cannes...











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